Yves ALIX

Né le 19 août 1890 à Fontainebleau (Seine-et-Marne). Mort le 22 avril 1969 à Paris. XX° siècle. Français.
Peintre de compositions à personnages, figures, paysages, peintre de cartons de tapisseries, graveur, illustrateur, décorateur de théâtre. Post-cubiste.

Il fut élève de l'Académie Julian, puis fut reçu à l'Ecole des Beaux-Arts mais préféra s'inscrire à l'Académie Ranson, où enseignaient Bonnard, Vuillard, K.-X. Roussel, Maurice Denis, Sérusier. Il commença à exposer en 1912 au Salon des Indépendants, dont il devint membre du comité, ainsi que de celui du Salon d'Automne. Il a également exposé au Salon des Tuileries et au Salon Comparaisons. Son oeuvre a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, surtout dans des galeries parisiennes, ainsi qu'à Strasbourg, et en 1900 pour le centenaire de sa naissance une rétrospective à l'Hôtel Donadeï de Campredon de l'Isle-sur-la-Sorgue. Il a peint de nombreuses décorations murales parmi lesquelles : Hôtels de Ville de Saint-Mandé, Poissy, Puteaux, Ecole Normale Supérieure de Jeunes-Filles, Lycée Camille Sée, le Pavillon de l'Ile-de-France à l'Exposition Universelle de 1937, le hall d'Air France sur les Champs-Elysées, le paquebot Normandie. Il a fait tisser de nombreux cartons de tapisseries. Il a crée de nombreux décors, d'entre lesquels : Le Carrosse du Saint-Sacrement, Le Menteur, Le Bourgeois gentilhomme, Lohengrin et Le Marchand de Venise à l'Opéra de Paris, Les Surprises de l'amour à la Comédie Française, etc. Il a illustré de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Mademoiselle de la Ferté de Pierre Benoît, Antigone de Sophocle, etc. Il était officier des Arts et Lettres et officier de la Légion d'honneur.

Après 1913, il fut influencé durablement par André Lhote. Le poète Roger Allard décrit sa manière : "A l'exemple des maîtres anciens, il procède par masses sombres ou lumineuses, et c'est à la limite des unes et des autres que les contours se révèlent ; un modelé particulièrement vigoureux peut se passer de l'artifice du sertissage qui donne l'illusion de la fermeté". Peintre de paysages, il est allé chercher ses motifs dans l'Oise, en Bretagne, Picardie et surtout en Provence, où à partir de 1950 il passait une partie de l'année. Ses portraits contribuèrent à ses succès, en particulier le Portrait du ténor Koubitzky de 1923 fut très remarqué, mais aussi le Portrait de Marie Laurencin de 1913, d'autres encore. Ce furent peut-être ses nombreuses commandes de peintures murales qui le firent composer de plus en plus fermement la surface de ses tableaux et l'incitèrent à des compositions de personnages : Quatre filles au bain de 1962, Nus provençaux de 1965. De ces compositions, Raymond Cogniat a écrit : "...Il poussera de plus en plus loin cette discipline qui aboutit à une construction totale du tableau, affirmant fortement les grands rythmes, les larges répartitions de l'espace et de la lumière, mais sans toutefois adhérer à des formules totalement abstraites..." En résumé, Yves Alix, peintre au métier solide, touché par un cubisme bien tempéré, fut un exemple caractéristique de l'Ecole de Paris de l'entre-deux-guerres.

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