Louise Elisabeth VIGEE LE BRUN

Née le 16 avril 1755 à Paris. Morte le 30 mars 1842 à Paris. XVIII°-XIX° siècles. Française.
Peintre de compositions mythologiques, sujets allégoriques, portraits, pastelliste.

Son père était portraitiste et professeur à l’Académie Saint-Luc, mais elle était très jeune lorsqu’elle le perdit, et elle reçut l’enseignement de Davesne et Doyen de Briard. C’est chez ce dernier qu’elle connut Rosalie Bocquet, la future Mme Filleul.

Joseph Vernet et Greuze furent ses meilleurs conseillers.

Accueillie avec faveur, dès ses débuts, elle fut nommée membre de l’Académie Saint-Luc le 25 octobre 1774 et, moins de deux ans après, à vingt ans, elle épousa le peintre marchand de tableaux, Jean-Baptiste Le Brun, dont elle eut une fille. En 1779, elle put faire à Versailles, d’après nature, le portrait de Marie-Antoinette en robe de satin avec une rose à la main. Une autre Jeune femme à la rose et un portrait du Comte de Cossé datent de 1781. L’année suivante, elle fit un voyage aux Pays-Bas et à son retour, sur les instances de la reine dont elle était devenue la favorite, elle fut reçue académicienne le 30 mai 1783, avec une allégorie, La Paix ramenant l’Abondance (Louvre). La même année elle envoyait au Salon des portraits de la Reine, de Madame, de la Marquise de Guiche en jardinière, et d’elle-même en chapeau de paille, ainsi que deux tableaux, Junon empruntant la ceinture de Vénus et Vénus liant les ailes de l’Amour. De plus en plus les portraits l’absorbaient. Au Salon de 1785, figurèrent ceux de Mgr le Dauphin et Madame Royale (Versailles), de la Comtesse de Ségur, de la Baronne de Crussol, tenant un cahier de musique (Musée de Toulouse), de la Comtesse de Clermont, de la Comtesse de Grammont. Au Salon de 1787 parurent les portraits de La Reine tenant le duc de Normandie sur ses genoux, de la Marquise de Pezé, du Baron d’Espagnac, de Mlle de la Briche, de Mme Dugazon dans le rôle de Nina (coll. De la comtesse S. de Pourtalès).

De l’année 1789 datent les effigies du Prince Lubomirski, de Mahomet-Dervisch-Kan, d’Hubert Robert (Louvre). Mais la Révolution grondait et l’artiste se sentait suspectée : prudemment elle partit pour l’Italie le 5 octobre 1789, alla à Turin, à Rome et à Naples, peignit les portraits de Paisiello, de Lady Hamilton en bacchante, de Lady Hamilton en Sibylle (Musée de Naples). Après avoir reçu l’hospitalité du prince Borromée à l’Isola Bella, elle écouta les conseils du comte Wilzeck et quitta l’Italie pour Vienne où elle passa les années 1793 et 1794, divorça entre-temps, puis après avoir quitté Prague, Dresde et Berlin, arriva à Saint-Pétersbourg où elle demeura six ans. Elle ne rentra à Paris que le 18 janvier 1802. Une fois encore elle quitta la France pour Londres, où elle demeura trois ans, revint acheter une maison à Louveciennes, peignit en 1817 un Amphion jouant de la lyre, en 1824 La Duchesse de Berry et se laissa un peu oublier. Son talent faiblissait et sa manière était passée de mode avec le régime qu’elle avait illustré.

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