Louis Comfort TIFFANY

Né le 18 février 1848 à New York. Mort le 17 janvier 1933 à New York. XIXe-XXe siècles. Américain.
Peintre de scènes de genre, sujets typiques, paysages, peintre à la gouache, aquarelliste, peintre de cartons de vitraux, mosaïste, céramiste, verrier. Orientaliste.

Il fut élève de George Inness et de Samuel Colman à New York et de Léon Bailly à Paris, au cours d’un voyage en Europe. Il fut associé de la National Academy en 1871, académicien en 1880. Au cours de ses participations à des expositions, il reçut diverses distinctions, d’entre lesquelles : en 1893 à l'exposition de Chicago, où ses envois de vases reçurent l’accueil qui assura sa renommée, on ne sait s’il fut distingué ; non plus qu’en 1895 à Paris, au Salon de l’Art nouveau, où son envoi motiva des articles élogieux dans la revue Pan ; puis : Médaille d’or à Paris en 1900 dans la section des Arts Appliqués à l’Industrie et fait chevalier de la Légion d’honneur la même année ; Grand Prix à Turin à l’exposition d’Art décoratif ; Médaille d’or à Dresde en 1901 ; Diplôme d’Honneur à Saint-Louis en 1904. Louis C. Tiffany fut membre de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris et de la Société Impériale des Beaux-Arts de Tokyo.

Au cours de son séjour à Paris, ses peintures et aquarelles subirent l’influence de la nouvelle vogue des arts extrême-orientaux et de l'art décoratif japonais, qu’il reçut surtout par l’intermédiaire du céramiste français Auguste Delaherche, qui avait lui-même travaillé directement avec des artistes japonais. Dès 1880, avec la décoration totale d’une pièce inspirée de motifs japonais, il prenait place parmi les précurseurs américains du style décoratif de l’« Art nouveau», à la suite de J. MacNeill Whistler qui, en 1877, avait réalisé la décoration d’une désormais célèbre Chambre du Paon.

Son père avait créé une importante entreprise de joaillerie, dont Louis C. Tiffany poursuivra ultérieurement l'activité en orfèvrerie. Il s'intéressait aussi à la céramique et à la verrerie. En 1892, il fonda une fabrique de verreries d'art soufflées et travaillées manuellement, selon l'ancienne tradition mais appliquée à des créations modernes, à l’exemple de ce qui se passait à Nancy au même moment autour de Émile Gallé. Dès 1893, la firme Tiffany de New York fabriquait le verre « favrile », aux reflets métalliques avec des effets d’irisation et d’opalescence, dont les succès en Amérique comme en Europe fut absolument comparable à celui des productions de l’Ecole de Nancy. En 1896, l’agent de la Société Tiffany en France, Samuel Bing, publia son ouvrage La Culture artistique en Amérique, qui, évidemment, insistait plus particulièrement sur les productions Tiffany.

Cependant, l’artiste chef d'une industrie collective n’avait pas renoncé à son activité d'artiste individuel. Il a décoré des édifices publics et religieux, dont, par exemple, des mosaïques dans la crypte de la cathédrale Saint John The Divine de New York, des vitraux pour une chapelle de l'Île de Jersey. Quant à ses œuvres peintes proprement dites, rarement datées, il semble qu’elles soient en général antérieures à 1900. Le nom de Tiffany continue de briller à New York en tant que raison sociale du grand magasin d’accessoires de luxe, où il est de bon ton de se retrouver pour le thé.

Christophe Lachaux antiquaire
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